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mercredi 15 avril 2026

Recalé - Michael Hjorth & Hans Rosenfeld

 432 pages - 2019


Sebastian Bergman (Dark secrets) 5/8

Résumé :
Une star de la télé-réalité est retrouvée morte dans une école abandonnée, le crâne perforé par un pistolet d'abattage.
L'homme est attaché à une chaise dans un coin de la salle de classe avec un bonnet d'âne sur la tête, et un test de plusieurs pages agrafé sur son dos. A en juger par le nombre d'erreurs, la victime a raté le test le plus important de sa vie. Ce meurtre n'est en fait que le premier d'une série dont les cibles sont toujours des personnalités des médias. La Brigade criminelle prend l'affaire en charge et l'enquête va mettre le profiler Sebastian Bergman sur la piste d'un justicier obsessionnel indigné par le manque d'éducation des idoles de la nouvelle génération - ces personnifications de la superficialité qui incarnent la déchéance intellectuelle et morale de nos sociétés et la glorification de la bêtise humaine. Dans ce nouvel opus trépidant de la série Bergman - personnage lunaire, coureur de jupons invétéré, antihéros par excellence -, Sebastian et son équipe sont face à un tueur en série à la psychologie perfide, qui menace l'existence même des enquêteurs.


Mon avis :

Je continue avec l'équipe de la police criminelle de Stockholm.

Je précise d'abord que même si les enquêtes sont différentes, il vaut vraiment mieux avoir lus les précédents, car toujours une histoire dans l'histoire tout aussi passionnante que l'intrigue de l'enquête.

Mort par un pistolet d'abattage, une star de la télé-réalité est retrouvée avec un questionnaire agrafé, apparemment ses réponses n'étaient pas satisfaisantes car d'autre meurtres dans les mêmes circonstances sont perpétrés.

Un justicier ? Certainement !

Même au sein des enquêteurs il s'en prendra.

Un casse-tête pour l'identifier.

Et toujours ce cliffhanger où on attend avec impatience de connaître la suite (cette histoire dans l'histoire . . . ).

Je kiffe vraiment cette série sans un seul moment ou je me sens lassée (même pas un peu :😛 ) 😉

La fille muette - Michael Hjorth & Hans Rosenfeld

 480 pages- 2018



Sebastian Bergman (Dark secrets) 4/8

Résumé :

Dans une petite ville au cœur des forêts du Värmland, la famille Carlsten est sauvagement assassinée dans sa propre maison. L’enquête est confiée à la Brigade Criminelle et prend une tournure inattendue lorsque le principal suspect est retrouvé mort, abattu avec le fusil de chasse qui avait servi pour exterminer les Carlsten.

Le mystère continue de s’épaissir alors que la police découvre qu’il existe un témoin du premier assassinat : Nicole, dix ans, a disparu après avoir laissé ses empreintes de pieds dans le sang de son petit cousin. La police doit la retrouver avant que le tueur ne soit informé par les médias de son erreur.



Mon avis :

Une famille écolo se fait assassiner, le père, la mère et leurs deux petits garçons. Il s'avère qu'il y a un témoin, des petits pas ensanglantés le prouvent et c'est au final une petite fille qui demeure introuvable.

Au delà de cette enquête diablement efficace, Sebastian Bergman toujours aussi imbuvable, a bizarrement réussi a établir un contact avec Nicole, cette petite fille traumatisée et perturbée qui ne parle plus. D'autres meurtres et une course effrénée avant le dénouement de cette histoire super bien menée. Comme pour les 3 précédents tomes il y a toujours une histoire dans l'histoire et ici le cliffhanger se fait fort. 

Donc je passerai directement au cinquième livre de cette série. C'est un peu l'avantage de ne pas l'avoir connue plutôt (la série) pour ne pas attendre que sorte le suivant :D

Le tombeau - Michael Hjorth & Hans Rosenfeld

 624 pages - 2015



Sebastian Bergman (Dark secrets) 3/8

Résumé :

Alors qu’elles ont pris le mauvais chemin au cours d’un trek en montagne, Maria et Karin font la terrible découverte d’un charnier. Si la brigade criminelle pose rapidement des noms sur deux des victimes, évanouies dans la nature depuis dix ans, l’identification des autres corps reste insoluble. Sebastian Bergman et son équipe s’empêtrent dès lors dans une affaire aux ramifications multiples semblant pointer vers les nombreuses disparitions de réfugiés afghans qui ont émaillé ce début de XXIe siècle. Le troisième volet des enquêtes du profileur Sebastian Bergman dresse un portrait politique tout en nuance de la Suède contemporaine.



Mon avis :

Je continue cette série suédoise avec énormément de plaisir, ces histoires se terminant à chaque fois par un cliffhanger obsédant, pas étonnant puisque ces deux auteurs sont aussi des réalisateurs et scénaristes de séries.

Sebastian Bergman, le profileur assez peu sympathique et énigmatique va aider l'équipe à résoudre une affaire après la découverte d'une main dans les montagnes du Jämtland.

Dans ce roman il y a trois histoire : une enquête, des disparitions ailleurs et toujours le fil conducteur de l'histoire dans l'histoire au sein de l'équipe.

je suis accro à cette série et remercie le bloggeur de mes "zamis facebookiens" qui me l'a fait connaître et recommandée 😉

mercredi 8 avril 2026

Menace sur Taïwan - Alain Bauer

 304 pages - 2025


Une mission de l'agence Mozart (2/2)

Résumé :

Les premiers romans d'Alain Bauer !

Dans ces récits réalistes et haletants, Jack Baggelson, Vera Kaplan et les autres espions de l'agence indépendante Mozart se battent pour éviter que le monde bascule dans le chaos. ( Opération Zelensky , tome 1, et Menace sur Taïwan , tome 2, parution le 15 mai 2025)Août 2022. La visite à Taïwan de la dirigeante américaine Nancy Pelosi provoque la fureur de Beijing. Les membres de l'agence de renseignement Mozart en prennent rapidement la mesure... avant de se retrouver eux-mêmes dans la ligne de mire.

Quelle est cette mystérieuse opération " Crapauds et Dragons " qui semble si importante pour la Chine ? Des bars à hôtesses où règnent les triades jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir taïwanais, Jack Baggelson et son équipe vont devoir être sur tous les fronts, car la menace est partout.


Mon avis :

Deuxième tome de l'agence Mozart. C'est toujours écrit de la même manière que "l'opération zelenski", action, équipe soudée et zélée mais cela se passe à Taïwan lors de la visite de N.Pelosi. L'agence prise à partie par Xi Jinping  qui n'entrevoit qu'une seule chose, ramener l'Île de Formose dans son empire et les triades qui sont, pour une partie, à même de collaborer à la Chine continentale. C'est donc une ambiance et une découverte géopolitique. 

J'ai préféré "L'opération Zelenski" mais je suis ouverte à une prochaine lecture des aventures de l'agence Mozart. 😉



Opération Zelenski - Alain Bauer

 288 pages - 2025



Une mission de l'agence Mozart (1/2)

Résumé :
Septembre 2021. Vera Kaplan, infiltrée dans le monde de l'art à Moscou, met la main sur une information explosive : une double opération russe prévoit simultanément l'invasion de l'Ukraine et l'assassinat de son président...

C'est le branle-bas de combat au sein de l'agence Mozart, le service de renseignement privé créé par Jack Baggelson. Leur mission : sauver Zelensky. Dans l'intimité du palais présidentiel ukrainien, au cœur d'un pays en résistance, une course contre la mort s'engage entre l'équipe de Jack et les traîtres embusqués.





Mon avis :

J'avais vu passer ce titre chez tonton Christian et en bonne curieuse, me voilà satisfaite.
L'auteur est un criminologue français, spécialiste des questions de sécurité. 
Ceci n'explique pas cela mais contribue certainement à l'absence de détails inutiles.
Déjouer l'invasion de l'Ukraine par la Russie et l'assassinat de Zelenski, une mission pour l'agence Mozart, si l'écriture est sans détours, l'action efficace est quant à elle bien présente et les membres de l'agence tout aussi zélés . 
Un livre d'un peu moins de 300 pages qui se lit comme on boit une bonne bière 😀




mardi 7 avril 2026

Les anges de New-York - R.J Ellory

 2012 - 560 pages



Résumé :

Frank Parish, inspecteur au NYPD, a des difficultés relationnelles. Avec sa femme, avec sa fille, avec sa hiérarchie. C'est un homme perdu, qui n'a jamais vraiment résolu ses problèmes avec son père, mort assassiné en 1992 après avoir été une figure légendaire des Anges de New York, ces flics d'élite qui, dans les années quatre-vingt, ont nettoyé Manhattan de la pègre et des gangs. Alors qu'il vient de perdre son partenaire et qu'il est l'objet d'une enquête des affaires internes, Frank s'obstine, au prix de sa carrière et de son équilibre mental, à creuser une affaire apparemment banale, la mort d'une adolescente. Persuadé que celle-ci a été la victime d'un tueur en série qui sévit dans l'ombre depuis longtemps, il essaie obstinément de trouver un lien entre plusieurs meurtres irrésolus. Mais, ayant perdu la confiance de tous, son entêtement ne fait qu'ajouter à un passif déjà lourd.

Contraint de consulter une psychothérapeute, Frank va lui livrer l'histoire de son père et des Anges de New York, une histoire bien différente de la légende communément admise. Mais il y a des secrets qui, pour le bien de tous, gagneraient à rester enterrés.


Mon avis :


Grâce à un bloggeur "zami facebookien" Y.Fauth, pour ne pas le nommer, j'ai commencé à lire les romans de Ellory. Grand bien m'en a fallut, je kiffe bien cette écriture, l'histoire, les dialogues . . . bref, je suis emballée 😀

Franck Parish a tout du cliché des romans du genre, il est alcoolique, il voit une psy, il oscille entre le bon et mauvais flic, il rechigne avec l'autorité MAIS il est acharné, obstiné ! Malgré ce fait, l'histoire se tient drôlement bien et il n'est pas une page qui soit ennuyeuse.

Des jeunes filles disparaissent et on les retrouve mortes bien plus tard dans un New-York des années 90, Parish se promet de retrouver ce tueur car il est convaincu que ce sont les faits d'un auteur de meurtres en série, il s'obstine et son entêtement est écrit avec brio, on y est, on vit l'histoire et c'est ce que je demande aux livres auxquels je m'attaque. Un bon roman noir comme je les aime.

Place au suivant, je ne sais pas encore lequel 😉


dimanche 5 avril 2026

Hugues Pagan - le quartier des indigents

 Série Claude Schneider 4/5  

2025 - 512 pages


Résumé :

Dans "Le Carré des indigents", nous retrouvons l’inspecteur principal Claude Schneider, protagoniste récurrent des romans d’Hugues Pagan. Nous sommes dans les années 1970, peu avant la mort de Pompidou et l’accession de Giscard au pouvoir. Schneider est un jeune officier de police judiciaire, il a travaillé à Paris et vient d’être muté dans une ville moyenne de l’est de la France, une ville qu’il connaît bien. Dès sa prise de fonctions, un père éploré vient signaler la disparition de sa fille Betty, une adolescente sérieuse et sans histoires. Elle revenait de la bibliothèque sur son Solex, elle n’est jamais rentrée. Schneider a déjà l’intuition qu’elle est morte. De fait le cadavre de la jeune fille est retrouvé peu après, atrocement mutilé au niveau de la gorge.




Coup d' 💔

Le premier de l'année commence bien 😀


Un roman noir, très noir et superbement bien écrit !


Betty, 15 ans et sans histoires disparaît avec son solex, le père éploré va signaler cette disparition et très vite, le corps de Betty est retrouvé mutilé au niveau de la gorge.

L'inspecteur Schneider fraichement muté dans une petite ville loin de paris se voit confier l'enquête.

Il faut préciser que l'inspecteur est un ancien d'Algérie dans cette époque, en 1973, où entre Pompidou et Giscard, le peuple et les hommes de la classe ouvrière sont marqué par la violence de la guerre et la précarité. Schneider ne fait pas l'exception.

C'est une écriture exceptionnellement riche et fluide car bien qu'il y ait une enquête, le récit tourne autour et en dedans de la psychologie des protagonistes et surtout celle de Schneider. 

Une écriture magnifique qui nous emmènent au plus profond de l'être humain avec une simplicité réaliste.

De ce fait, la résolution de l'enquête, bien qu'importante nous semble parfois secondaire.

Un livre très bien écrit que je recommande vivement aux accros du genre.

Je me rends compte que je n'ai pas suivi assez cet auteur qui pourtant est très intéressant à lire, le dernier et le seul de sa série de l'inspecteur Schneider que j'ai lu était le deuxième sur les 5 : Vaines Recherches. Je vais remédier à cela 😉

Claire Favan - les cicatrices

308 Pages

2020



Résumé :

Centralia, État de Washington. La vie d’Owen Maker est une pénitence. Pour s’acheter la paix, il a renoncé à toute tentative de rébellion.

En attendant le moment où il pourra se réinventer, cet homme pour ainsi dire ordinaire partage avec son ancienne compagne une maison divisée en deux. Il est l’ex patient, le gendre idéal, le vendeur préféré de son beau-père qui lui a créé un poste sur mesure. Un type docile. Enfin, presque. Car, si Owen a renoncé à toute vie sociale, il résiste sur un point : ni le chantage au suicide de Sally ni les scènes qu'elle lui inflige quotidiennement et qui le désignent comme bourreau aux yeux des autres ne le feront revenir sur sa décision de se séparer d’elle.

Mais, alors qu’une éclaircie venait d’illuminer son existence, Owen est vite ramené à sa juste place. Son ADN a été prélevé sur la scène de crime d’un tueur qui sévit en toute impunité dans la région, et ce depuis des années. La police et le FBI sont sur son dos. L’enfer qu’était son quotidien n’est rien à côté de la tempête qu’il s’apprête à affronter.


Mon Avis :

J'ai échafaudé des hypothèses, les nombreux rebondissements étant très denses, je les y ai perdues. 

Scénario machiavélique. 

Deux histoires parallèles qui se rejoignent, un Owen fadasse et des femmes qui disparaissent, une écriture fluide et une narration sans fioritures.

Une auteure que je vais encore lire ;)




mercredi 14 avril 2021

L'ange rouge - François Médéline

Roman noir
La manufacture de livres
Parution le 1/10/2020
506 pages


À la nuit tombée, un radeau entre dans Lyon porté par les eaux noires de la Saône. Sur l’embarcation,  des torches enflammées, une croix de bois, un corps mutilé et orné d’un délicat dessin d’orchidée. Le crucifié de la Sâone, macabre et fantasmatique mise en scène, devient le défi du commandant Alain Dubak et de son équipe de la police criminelle. Six enquêteurs face à l’affaire la plus spectaculaire qu’ait connu la ville, soumis à l’excitation des médias, acculés par leur hiérarchie à trouver des réponses. Vite. S’engage alors une course contre la montre pour stopper un tueur qui les contraindra à aller à l’encontre de toutes les règles et de leurs convictions les plus profondes. Porté par la plume brillante et explosive de François Médéline, L’Ange rouge invite son lecteur à une plongée hallucinée parmi les ombres de la ville et les âmes blessées qui  s’y débattent.





Mon avis :

SRPJ de Lyon : le commandant Dubak appelé avec son équipe sur les lieux d'un crime : un gars est crucifié sur une barque, écorché et peint d'orchidées.
Cela commence directement, pas de détour grandiloquent, pas de phrases longues à n'en plus finir.
C'est le troisième livre que je lis de François Médéline et je commence à m'habituer à son écriture, pour vous le préciser du mieux que je peux, ce sont des phrases très courtes, je suis certaine qu'au nombre de signes dans son texte, le "POINT" doit battre les records. Mais c'est un style, c'est son style et tout compte fait cela fonctionne très bien. Cela donne un rythme soutenu où rien n'est à jeter.

Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos orchidées 😉

Lyon au bord de la Saône, Dubak et son équipe arrivent sur les lieux et c'est le moment de présenter cette équipe : d'abord Mamy, la capitaine Piroli, ex championne de France de boxe (super welter) et maintenant veuve, grosse et voyante à ses heures, c'est un peu le pilier de l'équipe et celle sur qui Alain Dubak compte beaucoup pour le seconder. Elle nourrit l'équipe, elle temporise les excès de Dubak et bouffe des bonbons toute la journée.
Ce crime est horrible et toute l'équipe ainsi que les médias vont être sur le pont H24.

"L'œuvre" peinte sur le corps émasculé et écorché relève du grand art, donc l'enquête va s'engager vers le milieu homosexuel et artistique. Dubak est un flic flic mal dans sa peau avec une enfance et un passé un peu louche, esseulé par la force des choses, abandonné par la femme qu'il aime toujours. Il va conduire cette enquête avec ses doutes, sa logique et ses défauts, il vit au bord de l'abîme de l'alcool, des drogues et de ses faiblesses : tombera-tombera pas ? c'est une question que le lecteur se posera certainement.

Tout les ingrédients d'une bonne enquête sont présents dans ce livre mais aussi cette course aux indices dans Lyon qui fait découvrir ou redécouvrir cette ville sous quasi tous ses aspects. 
Un côté mystiquo-religieux relié à la façon dont le crime est perpétré mais aussi la date à laquelle il a eu lieu (le dimanche des rameaux) est bien présent aussi, sans pour autant en faire des tonnes et un roman du genre car l'auteur reste sans conteste dans le polar.

Tous les personnages du roman ont une identité recherchée et qu'on visualise très bien, très réaliste, chacun d'entre eux a son degré d'importance dans cette histoire. Car il n'y a pas que Dubak et Mamy qui font le taf, les autres membres de l'équipe comme véronique qui est douée dans les recherches, le beur, le black, la psy et les chefs et sous-chefs qui font de ce polar une très bonne enquête menée tambour battant. On en redemande !

Chapitre après chapitre la chronologie des avancées de l'enquête est prenante, les indices et les rebondissements nous font envisager la fin, même s'il nous semble deviner qui est responsable de ces crimes, l'auteur a soigné la dernière partie avec pas mal de surprises. C'est au final un très bon roman où je n'ai rien à redire (c'est rare), chouette écriture, bon rythme et une histoire intéressante.

Je m'arrête ici et vous invite à lire ce polar, car vous êtes là pour ça, non ? 👀
C'est sans doute mon préféré des 3 romans que j'ai lu de François Médéline, fallait que je le dise.

Fabe

Un bruit de couloir dit qu'il y aura peut-être un second tome . . . 
Un lien vers une interview de François Médéline très intéressant sur Le blog du Polar de Velda



mardi 10 mars 2020

Chambre 413 - Joseph Knox

Date de publication : 2 octobre 2019
Éditeur : Le Masque



« Habituellement, je ressentais la présence d’un cadavre comme une absence, mais dans ce cas précis, j’avais l’impression qu’un trou noir s’ouvrait devant moi. »
Tournant le dos à sa vie d’avant, indifférent à son avenir, l’inspecteur Aidan Waits s’est résigné à intégrer la patrouille de nuit – cycle sans fin d’appels insignifiants et de solitudes insolubles. Jusqu’à ce que lui et son coéquipier, l’inspecteur principal Peter Sutcliffe, soient dépêchés au Palace, un immense hôtel désaffecté au cœur d’une ville en ébullition. Sur les lieux, dans la chambre 413, ils découvrent un homme. Il est mort. Et il sourit. On a retiré toutes les étiquettes de ses vêtements. On a limé et remplacé ses dents. Même ses empreintes digitales ne sont pas les siennes. Seule une pièce cousue à l’intérieur de son pantalon donne un indice sur son ultime acte désespéré…
  Tandis qu’Aidan s’immerge dans le passé de l’inconnu, il se rend compte qu’un fantôme surgi du sien hante le moindre de ses faits et gestes. Mystérieux incendies, appels anonymes et menaces pures et simples : Aidan va devoir affronter ses démons avant de découvrir la                                                     véritable identité de l’homme de la chambre 413.


Mon avis :

En route pour un bon polar noir de Joseph Knox, un auteur anglais qui a écrit 2 livres, le premier : "Sirènes" que je n'ai pas lu, place donc au second.
Je me rends compte que je préfère souvent l'écriture anglaise qu'américaine, moins de testostérone et plus de recherches dans les personnages, moins de bons sentiments et plus de noirceur. Je me trompe peut-être mais tel est mon opinion à ce jour.
Dès les premières pages on plonge en plein milieu d'une sordide histoire qui se révèle être des flashes-Black et qui reviennent tout au long du récit, puis ça démarre par deux patrouilleurs de nuit qui vont là où on les appelle et enquêtent sur des feux de poubelles.
Aidan Waits est le coéquipier de Sutcliffe qu'on surnomme Sutty (en égard à l'éventreur 😏) Sutty est exécrable, il est misogyne, il se frotte les mains tout le temps avec du désinfectant, il a un foutu caractère de cochon mal élevé.  Aidan, avec un passé chargé est détesté par ses collègues et ses chef mais il est malheureusement obligé de se farcir ce coéquipier et de subir ce personnage infâme.
Si Aidan est détesté on en apprend les raisons petit à petit. Une propension à la toxicomanie et un passif lourd font qu'il est pieds et poings liés, lié à Sutty.

Appelé par une jeune fille harcelée par un journaliste du Web avec qui elle a couché, elle se plaint d'avoir été filmée par celui-ci et menacée par une vidéo qu'il aurait tournée à son insu. Aidan décide de l'aider et va trouver ce salopard. Il le fait sans trop tenir Sutty au courant vu que son coéquipier a la critique acerbe, se moque et ne supporte pas les gonzesses.
Au fil de la nuit de patrouille ils sont appelés dans un hôtel vide et mis en vente, un crime vient de s'y dérouler,  dans la chambre 413 un homme est assis, aussi mort qu'on peut l'être avec un large sourire sur sa face (d'où le titre du livre en anglais : The smiling Man).
Il en ressort que l'homme est inconnu, pas de papiers d'identité, les poches vides, hormis un petit papier cousu dans son pantalon.
Aidan et Sutty prennent les dépositions et Aidan va mener l'enquête ...
L'auteur dépeint très bien cette atmosphère pesante, glauque, et on imagine assez fort la personnalité d'Aidan, on le "sent" comme traumatisé, on comprend qu'il est sevré des drogues mais que le fil est ténu, et on se rend compte que malgré tout, c'est un homme bon.
Ça et là, de courts chapitres flashes-back évoquent son passé et l'auteur a le don de ne pas en faire trop, il distille ce qu'il faut à bonnes doses. C'est vraiment une écriture qui parle et s'infiltre dans notre imagination pour y placer des images nettes.
Pourtant Aidan est sur une corde raide, entre ses supérieurs qui le déteste, ses addictions et son assez récente séparation d'avec sa copine, il reçoit des appels anonymes et se sent épié, jusqu'à se faire exploser la tête.
Les détails sur l'enquête de "qui est l'homme au sourire ?"  sont très bien donnés par l'auteur et les rebondissements ont le rythme qu'il faut. (ce manque d'impatience contrairement aux auteurs Amerlocains😊)
Joseph Knox nous livre une histoire complète avec des passages durs, il justifie les résultats d'enquêtes et le "quoi-pourquoi-comment" des flashes-Black, cela fait du bien de lire un bon noir sans se faire arnaquer.

J'espère que mon enthousiasme sera contagieux et que les fêlés de Noir liront ce livre.

Bye et à + 😎

Fabe


dimanche 12 janvier 2020

Cirque à Piccaddilly - Don Winslow

Collection Folio policier (n° 215), Gallimard
Parution : 20-06-2001







Les choses auraient été trop simples si Neal avait pu rester à New York avec Diane et passer son examen sur Tobias Smollett. Mais la sonnerie du téléphone laissait présager une mauvaise nouvelle. Cette fois, P'pa l'envoie courir la campagne anglaise aux trousses de la fille d'un sénateur qui s'est fait la belle. D'après la photo, la fugueuse vaut bien le détour mais on n'a quand même pas idée de faire avaler des scones à la crème à un enfant de Broadway !










Mon avis :

Premier roman de D. Winslow en lecture, j'ai décidé d'aborder la série Neal Carey en commençant donc par le premier.
Neal est un jeune pickpocket de 11 ans à Broadway, il vit avec sa mère toxico, quant au père il a mit les voiles y'a longtemps déjà. Sa vie est faite de déceptions, d'abandon et de petits larcins lorsqu'il rencontre Graham.
Cette rencontre sera le tournant de sa vie, Graham va lui apprendre le "métier", il deviendra son père de la rue, celui qui lui montrera comment s'en sortir sans se faire choper. Graham le prend donc sous son aile et lui apprend toutes les ficelles du taf de détective. Suivre sans se faire voir, repérer vite fait tout ce qu'il se passe autour de lui, se fondre dans la masse, bref, tout pour devenir le meilleur. Ce qui n'empêchera pas Neal, bien au contraire, de faire des études et de se trouver une passion pour la littérature.
Graham travaille pour La Famille et sur un bon tiers du bouquin l'auteur nous raconte comment et ce que Neal apprend.

Au delà du tiers du bouquin, Neal se retrouve donc à travailler pour La Famille, par l'entremise de Graham et Kitteredge, le Big Boss banquier.



Deuxième partie du livre, l'affaire : Un gamine en pleine crise d'adolescence fille d'un sénateur à disparu et c'est à Neal que revient la tâche de ramener cette brebis égarée. Fille gâtée pourrie et rebelle, Neal va devoir la jouer fine pour mener à bien son boulot. Je ne vous dévoilerai pas les détails de l'enquête mais Neal met à profit son "éducation" pour tenter de  ramener Allie.

D. Winslow a une belle écriture où tout au long des pages  je me suis forgé des images nettes et détaillées qui ont rendues ma lecture assez attrayante.
Si l'apprentissage de Neal est assez long dans le récit, on se rend compte de l'importance de cette partie, je dirais que contrairement à certains auteurs qui nous frappent les neurones avec des éléments chocs car ils ont difficile à tenir dans les cordes , Winslow a l'art du détail et c'est très... enrichissant.

La dernière partie du livre est le dénouement de l'enquête qui ferme la boucle du premier roman de la série Carey. Un suspense pour tenter de retrouver Allie qui ...  Non non je n'en dirai pas plus 👅

Ce premier roman de Winslow ne me laissera pas un souvenir impérissable mais assez quand même pour en lire d'autres. (le suivant sera sans doute "La griffe du chien")

Place donc à Winslow dans vos piles de livres ou liseuses 👀

Fabe


mardi 23 février 2016

Une balade dans la nuit - George P. Pelecanos

Calmann-Levy
13/02/2013 272 pages

Vingt-neuf ans, athlétique, moral mais pragmatique, Spero Lucas, un ex-marine qui a combattu en Irak et travaille maintenant comme enquêteur pour un avocat à Washington DC, est le héros de cette nouvelle série. Caractéristique essentielle : sa commission, lorsqu’il réussit, est toujours de 40 %. Grâce au suivi on line des livraisons de colis, les trafiquants de drogue modernes peuvent faire livrer leur came à des adresses où les habitants sont absents dans la journée. Rien de plus pratique alors que de récupérer un colis que les services de police ont peu de chances d’avoir repéré. Parfois cependant, celui qui le récupère n’est pas celui auquel il était destiné. C’est alors qu’intervient Spero Lucas. Ici, la drogue a été volée à Anwan Hawkins, un dealer qui, de sa prison, embauche Spero. Son avocat lui en a vanté les dons d’observation et de déduction. Et il avait raison : Spero comprend vite que ce sont Tavon et Edwin, les « assistants » d’Anwan, qui ont « perdu » le colis. Mais l’ont-ils vraiment perdu ? Confronté à ce problème, Spero n’a d’autre solution que d’enquêter dans certains des milieux


Avis :
Spero Lucas, ancien jeune marine reconverti dans les enquêtes privées, travaille en solo et se voit confier une nouvelle affaire.
Anwan Hawkins est incarcéré pour trafique de cannabis,  des colis ont disparus, il reçoit Spero à la prison et le charge de les retrouver.
C'est le premier roman de cet auteur que j'aborde ! Si l'écriture n'est pas exceptionnelle, l'histoire est bien tournée.
On imagine bien Spero et le monde qui l'entoure.  Son enquête n'est pas compliquée,  au départ ...
Tavon et Edwin sont les bras droits de Hawkins, ils sont jeunes, ils aiment le fric, les sorties et les belles nanas mais voilà,  ils se font buter !
Spero qui a pour mission de retrouver les fameux colis, poursuit son enquête qui va devenir dangereuse, pour lui et son entourage.
L'auteur fait pas mal de références musicales et culinaires.
Ce que Spero écoute et mange m'importe peu dans un polar. Un peu, ça va mais force de détails,  c'est un peu lassant. Heureusement,  ce n'est pas trop exagéré.
Et puis il boit de la Stella ...  non mais quelle idée ? (cette bière est infecte).
Toutefois Spero est un héros que j'aime bien, même si l'image du "héros-ancien marine-qui en a trop vu" est un peu trop "cliché américain" pour moi.
C'est un roman assez court qui ne me laissera pas de souvenirs indélébile, mais sans me déplaire pour autant.
Pour preuve, je ne l'ai pas laissé au club de la page 30.

Fabe

lundi 18 janvier 2016

Retour à la nuit - Eric Maneval

- réédition à La Manufacture de Livres  (collection Territori)
2015 - 152 pages

La première version de Retour à la nuit a vu le jour en novembre 2009 aux éditions Ecorce qui venaient d'être créées.
Et si ce roman reste à ce jour le plus vendu de la collection, il n'avait cependant pas encore bénéficié d'une diffusion digne de ce nom, ni donc de la visibilité qu'il mérite. La Manufacture de Livres lui offre une deuxième vie.


"Écoute-moi bien, Antoine. Tu as eu de la chance que je sois là. Tu comprends ? Ne parle pas, fais-moi oui ou non de la tête." Oui. "Je t'ai sauvé la vie. Regarde-moi dans les yeux : je t'ai sauvé la vie, Antoine. Mais si tu veux te faire du mal, je peux te faire du mal. Je peux le faire à ta place, tu comprends ?" Non. "Tu as peur ?" Oui. "Tu as peur de moi, mais tu n'as pas peur de plonger dans une rivière en crue ? T'es un drôle de numéro, toi. Tu vois la bouteille que j'ai dans la main ? C'est de l'alcool à 90°. Je vais en mettre sur tes blessures. Ça va faire très mal. Ça va te brûler et tu vas hurler. C'est moi qui vais te faire mal. N'oublie pas ça : moi je peux te faire du mal. Tu t'en souviendras la prochaine fois que tu voudras mourir." Vingt-cinq ans plus tard, Antoine est veilleur de nuit dans un foyer à caractère social. Il revient sur cette histoire. Depuis cette cascade qui l'a emporté lorsqu'il était enfant, jusqu'à Ouria, cette adolescente à qui il montrera ses cicatrices, une nuit, et qui voudra les toucher.


Mon humble avis :
Antoine est veilleur de nuit au foyer pour enfants "La clairière", un bâtiment isolé au milieu des bois. Le foyer héberge une trentaine d'enfants placés par la justice ou en situation de danger. Leur âge varie entre deux et dix-neuf ans.
C'est un travail qui convient bien à Antoine. Peu fatigant mais pas mal stressant. Le plus dur étant de pouvoir dormir la journée et y associer son travail, établir un certain équilibre. Antoine est de toute façon un solitaire.
Au foyer, il estime bien faire son travail, certains lui donnent du fil à retordre mais Antoine a sa technique et ça fonctionne.
Il y a des petits qui pleurent la nuit, il y a Gaétan, un grand qui la joue "difficile" et puis il y a Ouria, une jeune fille anorexique-boulimique.
Mais Antoine a lui aussi ses problèmes. De son enfance il ne garde aucuns souvenirs sauf celui de son "accident" ...

Les faits se passent en Corrèze, à Treignac, Antoine a alors huit ans quand il décide de sauter en aval du barrage.
Antoine, jeune et téméraire aurait pu y laisser la vie sans l'intervention d'un inconnu, un homme étrange (pour ne pas dire flippant) qui disparaît comme il est arrivé. Antoine passera des mois à l'hôpital.

Des années plus tard sa vie va être bousculée,  le passé ressurgi mais Antoine est-il capable de s'en rappeler ?
Quand l'esprit a fermé la porte aux souvenirs,  lui seul prend le chemin d'un arrangement et des événements vont faire qu'Antoine va devoir faire remonter les images de cette enfance refoulée mais les cicatrices, elles, ne disparaissent pas !

L'auteur nous emmène alors vers ce passé occulté mais aussi vers le présent,  vers ce travail de veilleur de nuit avec ces jeunes en détresse qu'Antoine doit gérer et qui vont se lier.

Pour info, Eric Maneval est non seulement un auteur,  mais aussi libraire et veilleur de nuit dans un foyer pour jeune ! Ceci pour dire que l'auteur sait de quoi il parle, mais surtout parce qu'il a su mettre les mots exacts.
Au fil de la lecture, la petite musique sonne juste, elle est belle ..
C'est un bon livre, bien écrit,  qui jusqu'à l'épilogue m'a non seulement touchée mais aussi intriguée.
A lire ...

Fabe.

samedi 9 janvier 2016

Leblond, la pute et l'homme-enfant - René W. Milly


AVERTISSEMENT : Petit rappel de début d'année.
                                   Je n'accepte aucun service de presse ni ne sacrifirai un avis sincère,  même
                                   au prix d'une éventuelle amitié.


Éditions La cabane à Mots
Collection : Petits meurtres à la Cabane
2014 -418 pages


Solide comme un menhir et guère plus expressif, le fils d’Eugénie Tringlet pénètre dans la galerie. C’est un géant à voix de fausset. Une masse de muscle au service d’une cervelle d’enfançon. Pour dire les choses crûment, chez le Jean-Marie les fondations et les étages sont bien bâtis, mais le budget a été insuffisant pour finir la toiture.
Jean-Marie Tringlet l’homme-enfant, est l’une des figures pittoresques de ce roman noir et rosse dans lequel les personnages sont pétris de mauvais sentiments.
Outre de pertinentes informations sur le destin des œuvres d’arts pillés par les SS, au cours de la seconde guerre, la lecture de Leblond, la pute et l’homme enfant vous permettra, entre autres joyeusetés, d’apprendre : que tremper les croissants du petit-déjeuné dans un verre de pastis peut entraîner de graves conséquences, qu’un tueur serbe voyageant dans un camping-car rose n’est pas un individu fréquentable, qu’être qualifié de demeuré n’empêche pas d’avoir des goûts artistiques développés, que l’utilisation d’un épluche-légumes peut grandement faciliter le dialogue avec une personne réticente.

Mon humble avis :
En France, plus précisément dans le sud-ouest à Figeac, une bagarre éclate au milieu des étals du marché matinal. Ce qui démarre comme une broutille devient une bagarre générale entrainant la mort d'un homme d'un certain âge,  mais il s'avère que  François a été "saigné comme un goret" !

Les personnages se mettent en place : Pierre Leblond, galeriste, vendeur de belle brocante n'est pas là par hasard. Se faire oublier dans un village tel que Gardac pour un homme au passé douteux est une planque parfaite.
Un vieux secret, que partagent des hommes influents, refait surface et pour Maurice Preynac il est impératif de rectifier la donne. Des ordres sont donnés,  des alliances sont formées et de sombres projets se dessinent.
A "La Galerie" Pierre Leblond ne se doute pas encore de ce qui l'attend. Son passé va-t-il le rattraper ? En tous les cas il va devoir sortir de son rôle de pépère tranquille.
L'auteur fait entrer les protagonistes de l'histoire avec aisance, la personnalité de ceux-ci sont fouillés comme il faut sans trop en faire.
Marcelle Castanier est une pute sur le retour dotée d'un caractère à l'acier bien trempé,  elle fera équipe avec Leblond pour tenter de déjouer le piège tendu par Preynac, une équipe qui forme un trio avec Jean-Marie, un bon gros "nounours" d'une trentaine d'année, un simplet monté comme une armoire à glace mais aussi un artiste qui a le don d'utiliser son couteau pour sculpter avec beaucoup de talent toutes sortes de figurines ! Œuvres exposées par Leblond dans sa galerie.
Complots, explosions, poursuites, œuvres d'art volées,  tueurs à gage, politicards et flics corrompus et sexe ... René W. Milly met la gomme, mais pas que ... si l'histoire est bien conçue,  l'auteur utilise l'humour avec beaucoup d'adresse sans jamais devenir lourd de chez lourd, si vous voyez ce que je veux dire. Pas facile de ne pas répéter le même humour avec chaque personnage,  mais sieur Milly y arrive fort bien.
Je ne peux spoiler mais l'utilisation de l'épluche-légumes est très .. heu ... surprenant !
Le pouvoir, la violence, le sexe (oui, oui) et les surprises sont au rendez-vous dans ce roman mi policier, mi humour, mi noir. J'aime les livres qui n'entrent pas spécialement dans une "catégorie". Et puis surtout ce n'est pas un livre où "LE FLIC A RAISON", où la loi fait la morale. Et j'aime ça !
Une histoire qui tient la route, des personnages hauts en couleur, des rebondissements bien ficelés et une fin toute aussi plaisante et inattendue ont fait que ce livre est, pour moi, un super début pour cette nouvelle année.
Un livre que je vous recommande puisqu'il m'a plu à moi !
Seul bémol,  l'allusion sur plusieurs sites, présentations ou articles : audiardesque !!! Audiard étant un dialoguiste, pour ma part il n'est pas de mise à faire la comparaison.
L'humour et les bon mots dans un film et dans un livre sont deux exercices bien différents. Bref, pour moi c'est loin d'être "bancable", d'ailleurs cette allusion, m'avait fait grincer des dents.
Petit message pour René W. Milly : fait donc interdire cette comparaison.

Fabe

vendredi 1 mai 2015

La politique du tumulte - François Médéline

27 septembre 2012
La Manufacture de livres




En 1973, Sylvia Bruni est renversée par une voiture à Lyon. En 1993, Léa Bruni, une journaliste, relit le journal intime de sa mère. Edouard Balladur est à Matignon. Il a sauvé la France de la tempête monétaire et prépare le casse du siècle : voler la Présidence de la République à son ami de trente ans. À l’Élysée, François Mitterrand peaufine sa légende. Pendant ce temps, Manu le Morbac, un jeune proxénète se rend chez une de ses filles à Perrache et lui injecte une dose mortelle d’héroïne. Secondi et ses hommes de la DST surveillent un procureur de la République, un juge d’instruction et un capitaine du SRPJ. Vincent Di Canio, le parrain Lyonnais, gère ses machines à sous. Xavier Maisonneuve, député-maire d’Oullins et fils du Président du Sénat aime trop les jeunes femmes




La publication de cette chronique un 1er mai est un pur hasard !
Rien à y voir ni avec le travail, ni le muguet, ni les socialistes !
Qu'on se le dise.
Quoi que ...

Mon avis :

Premier livre que je lis de François Médéline, premier livre édité également !
L'auteur y mêle deux histoires, celle de la politique du moment, de ses dérives, sur fond d'une époque de la politique française dont je me souviens très bien.

Les premières pages du livre m'ont laissées un peu perplexe. Un nombre impressionnant de personnages, l'auteur nous jette des noms, une chiée de noms dont je ne savais que penser, sachant que : incapable à retenir tout ça.
Puis les histoires se mettent en place, l'ambiance politique, que l'auteur semble bien maîtriser, devient compréhensible. Cette abondance de noms, de situations, va servir ce polar, et ce jusqu'à la dernière ligne.

Et puis il y a le personnage de Léa, jeune journaliste en mal de vivre suite au décès de sa mère dont elle n'a que très peu de souvenirs.
Élevée par un père d'adoption par qui elle a toujours été choyée mais tenue à l'écart sur tout ce qui concerne l'accident mortel dont sa mère fut victime, Léa fait une découverte !
En effet, dans le maigre "journal intime" de celle-ci, Léa découvre quelque chose qui va la forcer à en savoir plus.
S'ensuit une chasse aux informations, des informations qui croisent les agissements de Secondi, flic à la botte de hauts placés, un mec qui n'a peur de rien sauf peut-être de son passé ...

De coups fourrés en courses poursuites et magouilles politicardes, l'histoire prends une tournure intéressante et j'ai été conquise par ce polar.
L'écriture et le vocabulaire de l'auteur sont à la hauteur de ce que j'aime lire.
J'ai adoré le personnage de Manu, un gars qui, au début me semblait détestable, voire minable, mais qui au fil des pages dévoile un autre côté de  son caractère.
Vers la fin j'y ai même vu (lu) une écriture hachée, des phrases courtes, très courtes, deux ou trois mots jetés, mais toujours à propos. Un style qui m'a fait penser à Peace. Est-ce une idée toute personnelle ou l'auteur qui l'a fait exprès, je n'en sais rien.

Pourtant j'aurais bien aimé en dire un peu de mal, histoire d'en titiller certains ...

Allez-y, lisez Médéline et "La politique du tumulte" Un polar français qui vaut le détour !

"La politique du tumulte" à La Manufacture de livres  ICI

Alors voilou, je n'ai plus qu'à lire le suivant : "Les rêves de guerre" paru également à :  La Manufacture de livres.

Fabe


L'auteur à la casquette verte ...

Référence photo : Le Blog du Polar de Velda

mardi 24 février 2015

Les mois d'avril sont meurtriers - Robin Cook

Collection Série Noire (n° 1967), Gallimard
Première parution en 1984
Trad. de l'anglais par Jean-Bernard Piat



« – Tout ça a été bouilli, dit Bowman, et puis ne nous étendons pas sur le sujet, d'accord? Surtout en roulant, ça me donne envie de dégobiller, et j'ai vu presque tout. Voilà pourquoi il n'y a pas d'empreintes, il n'y avait plus de peau sur les doigts – on l'a fait complètement bouillir, on l'a fait cuire, tu vois?»
Un sergent dont on ne saura jamais le nom travaille, toujours seul, sur des crimes non résolus, sordides, peu médiatisés et dont tout le monde se moque. Quatre sacs ont été retrouvés bien alignés dans un entrepôt de Londres, au bord de la Tamise. Ils contiennent des restes humains et annoncent la traque implacable d'un psychopathe à l'étrange bonne conscience…




"Le noir, c'est raconter la mort aux vivants"

Mon avis :
Lorsque la police découvre un cadavre bouilli, découpé en morceaux et emballé bien proprement dans des sacs-poubelle, c'est un sergent enquêteur qui est en charge de l'affaire.
Le cliché habituel du flic écorché,  torturé et solitaire aurait pu me lasser, mais non ! C'est un enquêteur dont nous n'apprendrons jamais le nom.
Mais qu'importe... le personnage est bien travaillé et cela n'a aucune importance.
Le style : vieille école, nostalgique, perturbé et complètement désintéressé d'un quelconque avancement dans la hiérarchie sont au rendez-vous.
Il a choisi de travailler en solo et d’œuvrer au sein de la cellule A14, celle des meurtres non élucidés. Il n'a pas d'autres aspirations que celles de bosser sur des crimes de pauvres bougres. Cela contre l'avis de ses supérieurs qui insistent pour qu'il intègre une autre unité.
Très vite l'enquêteur fait ses conclusions :

Maintenant, quelle sorte de malfrat ? Les malfrats tuent souvent de la façon dont ils ont appris à le faire dans leur métier — les chimistes, les médecins, les employés de la morgue. Mais ce meurtre, c’est du travail d’artiste. À ce niveau, c’est de la tuerie de spécialiste. Il n’empêche, quelle sorte de passé ? Dans quel métier un tueur peut-il avoir appris à faire cuire un bonhomme de manière qu’on ne puisse plus l’identifier? Un cuisinier? Un boucher? Un boucher-cuisinier-tueur? Ça ne doit pas courir les rues. Et il est ordonné. Calme.

Billy McGruder est dans le collimateur de l'enquêteur. Ce sont pour moi les meilleurs moments de ce roman, les conclusions, l'ambiance ainsi que les dialogues qui s'installent entre le flic et McGruder sont intelligents, rusés et d'une forte intensité. Le flic le travaille au corps, toujours dans l'intimité,  jamais au poste.


Les assassins sont comme les militaires : ennuyeux et dangereux en même temps.


Il coince McGruder, sonne à sa porte, le pousse dans ses retranchements et lui met les nerfs à vif.
Les éléments qui font avancer l'affaire ne s'arrêtent pas là pour autant. Un politicard ou deux sont sur la sellette, mais ce qu'il se passe en amont de l'investigation de terrain n'intéresse que très peu l'enquêteur.
Toutefois, les détails au sujet de la politique du moment sont, pour ma part, un peu longuet. C'est le seul bémol que je retiens.

Encore un bon bouquin ! Mais c'est Robin Cook et l'auteur ne m'a pas encore donné de mauvaises surprises.
Bonne lecture à vous, si vous décidez de vous y mettre !
Fabe

samedi 14 février 2015

Drive - James Sallis

Rivages (28 septembre 2011)- 176 pages

Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d’une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l’histoire, selon James Sallis, d’un homme " qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands ". Dans la grande tradition du roman noir, il est " doublé " lors d’un hold-up sanglant, et bien qu’il n’ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l’ont trahi et ont voulu le tuer.

Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n’est pas sans rappeler l’écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.



Mon avis :

Avec Le Chauffeur (sans nom), pas de dérapage incontrôlé !

Né dans une famille de bouseux, d'un père violent et d'une mère complètement folle (qui tuera le père, à table pendant le repas familial ...) il a 16 ans quand il est placé dans une famille d’accueil.
Famille qu'il quittera en "empruntant" leur bagnole !

C'est un roman noir, court mais efficace qui a de réelles différences avec le film et comme à l'accoutumée j'ai préféré le lire.
Le chauffeur ne cherche pas les embrouilles, il fait son boulot et il le fait bien !
Après avoir rencontré Shannon qui lui apprend les ficelles du métier il devient LE cascadeur fétiche des plateaux de cinéma.
Son taf, il le fait bien. Pas besoin de plusieurs prises, c'est directement dans la boite.

Pour arrondir ses fins de mois il est aussi chauffeur pour des braquages.
Sa réputation le précède : virtuose de la cascade et de la fuite devant les condés !
Jusqu'au braquage de trop, celui qui le met en danger, celui qui le fait sortir de ses "règles".
Car le chauffeur, doué et obéissant a des règles, oui ...
-prudence
-prudence
-prudence
-... pas de vagues.
Il n'a pas spécialement d'amis non plus sauf peut-être le Doc, d'une certaine manière.

De subtils flash-back nous apprennent à mieux connaitre ce personnage atypique, la violence est sous-jacente, l'écriture fluide et cela en fait un roman intéressant et très agréable à lire.

Voilà,  j'ai dit !

Fabe

lundi 9 juin 2014

Les chiens de Belfast - Sam Millar

Seuil Policier -272 pages- 09/01/2014


Il s’en passe de belles, à Belfast, cet hiver-là…
Deux mains gauches sont découvertes dans les entrailles d’un sanglier abattu à la chasse. Vingt ans plus tôt, c’étaient des chiens sauvages échappés du zoo qui déchiquetaient les corps…
Et il ne fait pas bon s’attarder dans les bars : une femme mystérieuse — pute ou pas pute ? — attire plusieurs hommes de la ville dans ses filets , puis s’offre à leurs dépens des séances de torture raffinées avant de les achever.
Le soin de démêler les fils sanglants de cette série macabre échoit à Karl Kane, détective privé cabossé par la vie et hanté par un drame digne d’un fantasme de James Ellroy.
Et ce n’est pas la police qui va l’aider.

"L’humour noir, très noir, mais cultivé, de Sam Millar est de nouveau présent dans ce premier volet d’une trilogie policière pas comme les autres."


Mon avis :
Ceci est le premier livre d'une trilogie mettant en avant Karl Kane, détective intelligent et un peu débonnaire.  Il vit avec sa secrétaire beaucoup plus jeune que lui, et a un gros problème et pas des moindres, il souffre le martyre de ses hémorroïdes ! Oups !

Dès les premières pages ça commence fort, une écriture noire, forte et violente comme on aime.  Les détails choquants, crus, tout y est.
La suite est l'arrivée de Karl Kane dans cette enquête policière où il est engagé par un client pour découvrir une broutille ; un élément,  un détail qu'il trouve facilement et qui lui rapporte juste assez d'argent pour éponger une ou deux dettes et s'engager dans une partie de poker.

L'auteur ne manque pas d'humour (noir) et les dialogues sont plaisants à lire. La particularité de cette ambiance irlandaise est une découverte pour moi et je dois dire que c'est très bien rendu. J'ai "ressenti" Belfast, cette ambiance spéciale tout comme la mentalité des personnages. Que ce soit le détective, la pute ou les flics.

Un après l'autre des hommes sont assassinés pour des raisons que la police n'arrive pas à mettre en avant. Ou plutôt qu'elle ne désire pas approfondir.
Karl va se charger de démêler les fils et va s'apercevoir que ces meurtres sont liés.  Liés oui mais par quoi ? Et puis, quel rapport avec les premières pages du livre ? Des sangliers affamés échappés, une horde de chiens sauvages qui engloutissent des restes humains ? Une poignée de sanglants pervers sortis d'où ?

L'enquête que mène Karl est complexe et je reprocherais juste quelques "égarements" ...  En effet, si les premières pages du livre étaient très prometteuses niveau noirceur de l'écriture, en comparaison le reste est un peu ... léger.
Ceci n'est pas une grosse critique négative,  juste un basculement dans l'intrigue un peu tirée par les cheveux.
Mais ceci ne m'empêchera pas de lire le deuxième opus de cette trilogie !

Je ne donne jamais de notes à un livre mais je pourrais dire 7/10, juste à cause du bémol. Je lirai un autre Sam Millar, indépendant de "Karl Kane" pour me faire une idée plus précise de son écriture. Car je ressens un réel talent au niveau noirceur.

Un filet de sueur mêlée de sang dégoulinant de son front formait une flaque dans le creux de son épaule.
Quarante minutes plus tard, la tâche épuisante était achevée ; un rosaire de têtes tranchées ponctuait sa peau comme une ligne macabre de points de suture.
Elle aurait voulu rire de l’ironie de la chose. Dieu aurait-il voulu, sadiquement, lui offrir une planche de salut après l’avoir contemplée pendant qu’elle était violée, torturée et laissée pour morte ?
Morte… Morte… Morte…

Voilà,  est-ce un livre que je vous conseille ? Oui ! et ce malgré ce petit côté "mal dégrossi".

Fabe

mardi 24 septembre 2013

Montée aux enfers - Percival Everett

Ogden Walker, shérif adjoint d’une petite ville du Nouveau- Mexique, doit retrouver l’assassin d’une vieille femme. Problème : les seules empreintes de pas relevées sur les lieux du crime sont les siennes. Pour ne rien arranger, d’autres affaires surviennent, les meurtres s’accumulent et le FBI s’en mêle. Ogden tente de poursuivre le peu de pistes dont il dispose sur la foi de minces indices pour des raisons qui le sont peut-être plus encore. Des prostituées du quartier chaud de Denver aux hippies défoncés qui zonent dans les montagnes environnantes, Ogden s’enfonce pour les besoins de l’enquête dans une Amérique plus interlope que jamais…
Avec Montée aux enfers, l’un des romanciers les plus protéiformes de la littérature contemporaine s’empare magistralement du genre policier pour mieux enquêter sur le cauchemar américain ordinaire, entre violence aveugle et terrifiante absurdité. Dans un roman énigmatique et fulgurant qu’aurait pu écrire Walter Mosley s’il avait lu Derrida (ou l’inverse), Percival Everett invente le polar suspect.


Quoi qu’en dise sa mère, il se demandait si la profession qu’il exerçait maintenant aurait nui à leur entente. S’il se le demandait, c’est que pour lui aussi, c’était un problème. Il avait l’impression de faire partie d’une autre époque, il ne se sentait pas comme les gens de son âge. Il n’était pas comme la plupart de ceux qui deviennent flics, et il ne voulait pas leur ressembler. Mais c’était vrai que Fragua et Paz ressortaient quand même du lot. Ils n’étaient pas blindés. Aux yeux de certains, ce n’étaient même pas des durs, mais ils faisaient le boulot. Et Ogden ne voulait que ça, faire son boulot. Tout en fixant une plume grisâtre autour de la mouche, il revint aux truites par la pensée. En levant les yeux de l’étau, il s’aperçut que son bonsaï était en train de roussir.

Mon avis :
C'est l'histoire d'un flic dans un trou perdu du Nouveau-Mexique "La Plata".  Il se nomme Ogden Walker et n'a pas la fibre de sa profession.
En effet il n'a pas vraiment désiré être flic car tout ce qu'il veut c'est travailler et pêcher. Il n'est donc pas un flic de choc et de toute façon à La Plata il ne se passe jamais rien d'extraordinaire.
Ce livre aurait pu se trouver dans le club de la page 30 mais ma curiosité a prit le dessus et je me suis laissée embobiner par l'auteur. L'ambiance est floue et l'époque dans laquelle se déroule les événements l'est tout autant. S'il n'y avait des allusions aux recherches internet dans le cadre des enquêtes de Walker je serais toujours dans le flou de l'époque. Géographiquement également.  Bref  l'auteur écrit dans le flou.Tout comme la couverture !
Pour ce qui est de la personnalité d'Ogden Walker il apparait assez sympathique, il habite seul et s'occupe bien de sa maman (et elle aussi), il veut faire bien son boulot même si il n'a aucunes aptitudes pour ce faire. Il doit et veut travailler et c'est tout. Le livre se centre surtout sur lui et au final on n'apprend rien de bien spécial, j'emploierai donc les mots "dans le flou" pour l'intégralité du bouquin. 

Le livre comprend trois histoires, trois enquêtes que va mener Ogden. Les deux premières enquêtes ont des similitudes entre elles au départ et l'auteur ne s'est pas foulé pour détailler convenablement les actions qu'il s'y passent. Et surtout il y a toujours ce flou dérangeant, cette manière de se débiner en fin de chapitres (et même au milieu). Alors tant que j'y suis je continue le livre (je suis courageuse) et entame la troisième et dernière enquête d'Ogden. Et là ... les romains s'empoignèrent ...... figurez-vous que je n'ai rien compris au but de l'auteur dans cette histoire, je ne vais rien vous raconter ou expliquer, ce serait spoiler le "suspense". Vous devinerez que je n'ai aucune envie de relire pour essayer de comprendre. Enfin ... si ! j'ai compris ! mais je me demande pourquoi l'auteur a écrit ce livre. Voyez-vous ? même mon avis est "dans le flou"...
Vous conseillerais-je ce livre ? - évidemment que non ! D'autant plus que la traduction est disons ... heu ... moyenne. Et ce n'est pas la première fois que je constate cela chez Actes Sud.
Par curiosité j'ai été voir qui était cet auteur. En résumé :
auteur de polar noir américain de talent ayant écrit plusieurs livres. (Wikipedia).
Je dois être tombée sur le mauvais. Pour un premier c'est pas d'chance !


Fabe


mardi 23 juillet 2013

Le faucheux - James Sallis


Premier livre des enquêtes du "privé" Lew Griffin,

Mon avis :
Je ne connaissais pas du tout cet auteur mais les commentaires d'un groupe de fanas de polars un peu "disjonctés" m'ont donné envie de lire du "Sallis".
Pas déçue !!!!
Il s'agit donc ici d'un véritable "polar". Pas d'histoires tarabiscotée où l'auteur cherche midi à quatorze heure et pas d'histoires d'amour ennuyeuses.
Pas de grandes et longues réflexions sur la manière de mener l'enquête mais de l'action brute et immédiate.
Lew Griffin, grand, noir, costaud  et solitaire connait bien  la ville et tous les quartiers "chauds" de La Nouvelle-Orléans.



Les voyous, les vendeurs de came et les putes le connaisse bien aussi.  Qui s'y frotte s'y pique ! 

Le livre contient 4 enquêtes.
4 disparitions.
Engagé pour retrouver des disparues Lew Griffin use et abuse de toutes ses connaissances dans le milieu de la Nouvelle-Orléans et fait confiance à son flair.
Griffin ne ressasse pas trop les "ratés" de sa vie. Il a le coude léger et le gosier en pente.
Il boit surtout car il aime ça !


Il a aussi le sens de la justice et dans ces 4 enquêtes, même si tout ne finit pas aussi bien qu'il le voudrait, il y a à chaque fois une "certaine justice" rendue.
"Le faucheux" est un bon polar que j'ai apprécié malgré une traduction bâclée ( pour ne pas dire ...  à chier).
Je lirai donc le suivant, "Papillon de nuit" qui est le deuxième livre des enquêtes de Lew Griffin avec beaucoup de plaisir.
Alors, aux amateurs de polars : je conseille de lire ce livre, vous ne serez pas déçus !


Fabe



Quatrième de couverture
À La Nouvelle-Orléans, on peut se réveiller dans un hôpital et y être comme dans une prison. On peut être payé par des militants poor les droits civiques pour retrouver une jeune femme jamais descendue d'un avion, enquêter sur la disparition d'une gamine parfaite puis, dans la foulée, devenir l'écrivain de sa propre vie. Lew Griffin, privé black, ancien soldat discrètement remercié, amant d'une prostituée de grande classe, est un solitaire épris de justice. Compassion, désespoir et violence vibrent en lui. Dans une ville comme La Nouvelle-Orléans où les crimes sont aussi nombreux que les cafards, ville blanche et noire de tous les possibles, Griffin voit chaque jour le chaos se mêler à l'espoir. Il est, dans ses rues, un fauve au cœur ouvert : un homme qui se bat et refuse l'inexorable.




Biographie de l'auteur
Poète, traducteur, essayiste et auteur de nouvelles, James Sallis est né en 1944. Remarqué pour sa série dédiée à Lew Griffin, James Sallis a également inauguré, avec "Bois mort", une trilogie ayant pour cadre une bourgade a priori tranquille du Tennessee.










Je lirai donc le second livre des enquêtes de Lew Griffin avec plaisir 
Je sais.... je me répète !