(Hell on Church Street, 2012), Gallmeister, Neo Noir, 2015. Traduit par Sophie Aslanides. 236 p.
Geoffrey Webb est en train de se faire braquer sur un parking. Et cette situation lui convient bien, il en redemanderait même. À son agresseur, il propose un marché : empocher les trois mille dollars qui se trouvent dans son portefeuille, le dépouiller de tout s’il le faut, en échange de cinq heures de voiture jusqu’à Little Rock, en Arkansas. Webb a besoin de se confesser. Ce braquage et ce pistolet pointé sur lui, il les mérite. Et il est prêt à expliquer pourquoi.
À PROPOS DU LIVRE
L’Enfer de Church Street est un hommage non déguisé à Jim Thompson dont il partage la vision du monde et l’humour noir. Ce roman est lauréat du Prix Mystère de la Critique (Meilleur roman étranger) et fait partie des 10 meilleurs polars sélectionnés par le magazine Lire en 2015.
Mon avis :
L'enfer, c'est les autres. C'est bien connu !
Quand on est rien, rien d'autre qu'un homme qui fonctionne à l'instinct, qui occulte les sentiments, les scrupules et la morale, et qui fait les mauvais choix. Des actions qui tel un boomerang lui revient à la gueule. Un mec comme ça, ça craint.
Dans ce roman, LE personnage central est Webb, Geoffrey Webb ! Et cet homme n'est rien, sinon un "Pasteur" , un homme d'église qui a choisi cette voie par facilité. Contrôler les faibles pour éviter au maximum de l'être lui même !
Webb raconte sa vie à un gars venu le braquer alors qu'il montait dans son véhicule.
Webb n'a pas peur pour sa vie, son agresseur s'en rend compte assez rapidement.
Ce que Webb lui raconte, il le fait tout en roulant sur les routes de l’Oklahoma.
Le récit, telle une confession débute lorsque Webb décide de devenir pasteur. Un bref aperçu de son enfance et de ses motivations et puis c'est l'arrivée à Church Street, c'est là que tout commence, lorsqu'il prend possession de son premier travail comme pasteur. Lorsqu'il tombe amoureux d'une gamine, et qu'il va se retrouver embarquer dans situations d'où il ne s'extirpera pas sans dégâts !
Des dégâts que je ne vous dévoilerai pas, bien entendu ...
Ce roman de la Collection Néo-Noir est un très bon roman noir, sans morale, et où la vision de la religion n'a rien d'hypocrite.
Alors, je vous le dis sans retenue, si vous aimez le genre, foncez !
Fabe
samedi 19 mars 2016
L'enfer de Church Street - Jake Hinkson
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Hinkson Jake
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Roman noir
mardi 23 février 2016
Une balade dans la nuit - George P. Pelecanos
Calmann-Levy
13/02/2013 272 pages
Vingt-neuf ans, athlétique, moral mais pragmatique, Spero Lucas, un ex-marine qui a combattu en Irak et travaille maintenant comme enquêteur pour un avocat à Washington DC, est le héros de cette nouvelle série. Caractéristique essentielle : sa commission, lorsqu’il réussit, est toujours de 40 %. Grâce au suivi on line des livraisons de colis, les trafiquants de drogue modernes peuvent faire livrer leur came à des adresses où les habitants sont absents dans la journée. Rien de plus pratique alors que de récupérer un colis que les services de police ont peu de chances d’avoir repéré. Parfois cependant, celui qui le récupère n’est pas celui auquel il était destiné. C’est alors qu’intervient Spero Lucas. Ici, la drogue a été volée à Anwan Hawkins, un dealer qui, de sa prison, embauche Spero. Son avocat lui en a vanté les dons d’observation et de déduction. Et il avait raison : Spero comprend vite que ce sont Tavon et Edwin, les « assistants » d’Anwan, qui ont « perdu » le colis. Mais l’ont-ils vraiment perdu ? Confronté à ce problème, Spero n’a d’autre solution que d’enquêter dans certains des milieux
Avis :
Spero Lucas, ancien jeune marine reconverti dans les enquêtes privées, travaille en solo et se voit confier une nouvelle affaire.
Anwan Hawkins est incarcéré pour trafique de cannabis, des colis ont disparus, il reçoit Spero à la prison et le charge de les retrouver.
C'est le premier roman de cet auteur que j'aborde ! Si l'écriture n'est pas exceptionnelle, l'histoire est bien tournée.
On imagine bien Spero et le monde qui l'entoure. Son enquête n'est pas compliquée, au départ ...
Tavon et Edwin sont les bras droits de Hawkins, ils sont jeunes, ils aiment le fric, les sorties et les belles nanas mais voilà, ils se font buter !
Spero qui a pour mission de retrouver les fameux colis, poursuit son enquête qui va devenir dangereuse, pour lui et son entourage.
L'auteur fait pas mal de références musicales et culinaires.
Ce que Spero écoute et mange m'importe peu dans un polar. Un peu, ça va mais force de détails, c'est un peu lassant. Heureusement, ce n'est pas trop exagéré.
Et puis il boit de la Stella ... non mais quelle idée ? (cette bière est infecte).
Toutefois Spero est un héros que j'aime bien, même si l'image du "héros-ancien marine-qui en a trop vu" est un peu trop "cliché américain" pour moi.
C'est un roman assez court qui ne me laissera pas de souvenirs indélébile, mais sans me déplaire pour autant.
Pour preuve, je ne l'ai pas laissé au club de la page 30.
Fabe
13/02/2013 272 pages
Vingt-neuf ans, athlétique, moral mais pragmatique, Spero Lucas, un ex-marine qui a combattu en Irak et travaille maintenant comme enquêteur pour un avocat à Washington DC, est le héros de cette nouvelle série. Caractéristique essentielle : sa commission, lorsqu’il réussit, est toujours de 40 %. Grâce au suivi on line des livraisons de colis, les trafiquants de drogue modernes peuvent faire livrer leur came à des adresses où les habitants sont absents dans la journée. Rien de plus pratique alors que de récupérer un colis que les services de police ont peu de chances d’avoir repéré. Parfois cependant, celui qui le récupère n’est pas celui auquel il était destiné. C’est alors qu’intervient Spero Lucas. Ici, la drogue a été volée à Anwan Hawkins, un dealer qui, de sa prison, embauche Spero. Son avocat lui en a vanté les dons d’observation et de déduction. Et il avait raison : Spero comprend vite que ce sont Tavon et Edwin, les « assistants » d’Anwan, qui ont « perdu » le colis. Mais l’ont-ils vraiment perdu ? Confronté à ce problème, Spero n’a d’autre solution que d’enquêter dans certains des milieux
Avis :
Spero Lucas, ancien jeune marine reconverti dans les enquêtes privées, travaille en solo et se voit confier une nouvelle affaire.
Anwan Hawkins est incarcéré pour trafique de cannabis, des colis ont disparus, il reçoit Spero à la prison et le charge de les retrouver.
C'est le premier roman de cet auteur que j'aborde ! Si l'écriture n'est pas exceptionnelle, l'histoire est bien tournée.
On imagine bien Spero et le monde qui l'entoure. Son enquête n'est pas compliquée, au départ ...
Tavon et Edwin sont les bras droits de Hawkins, ils sont jeunes, ils aiment le fric, les sorties et les belles nanas mais voilà, ils se font buter !
Spero qui a pour mission de retrouver les fameux colis, poursuit son enquête qui va devenir dangereuse, pour lui et son entourage.
L'auteur fait pas mal de références musicales et culinaires.
Ce que Spero écoute et mange m'importe peu dans un polar. Un peu, ça va mais force de détails, c'est un peu lassant. Heureusement, ce n'est pas trop exagéré.
Et puis il boit de la Stella ... non mais quelle idée ? (cette bière est infecte).
Toutefois Spero est un héros que j'aime bien, même si l'image du "héros-ancien marine-qui en a trop vu" est un peu trop "cliché américain" pour moi.
C'est un roman assez court qui ne me laissera pas de souvenirs indélébile, mais sans me déplaire pour autant.
Pour preuve, je ne l'ai pas laissé au club de la page 30.
Fabe
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Polar
lundi 18 janvier 2016
Retour à la nuit - Eric Maneval
- réédition à La Manufacture de Livres (collection Territori)
2015 - 152 pages
La première version de Retour à la nuit a vu le jour en novembre 2009 aux éditions Ecorce qui venaient d'être créées.
Et si ce roman reste à ce jour le plus vendu de la collection, il n'avait cependant pas encore bénéficié d'une diffusion digne de ce nom, ni donc de la visibilité qu'il mérite. La Manufacture de Livres lui offre une deuxième vie.
"Écoute-moi bien, Antoine. Tu as eu de la chance que je sois là. Tu comprends ? Ne parle pas, fais-moi oui ou non de la tête." Oui. "Je t'ai sauvé la vie. Regarde-moi dans les yeux : je t'ai sauvé la vie, Antoine. Mais si tu veux te faire du mal, je peux te faire du mal. Je peux le faire à ta place, tu comprends ?" Non. "Tu as peur ?" Oui. "Tu as peur de moi, mais tu n'as pas peur de plonger dans une rivière en crue ? T'es un drôle de numéro, toi. Tu vois la bouteille que j'ai dans la main ? C'est de l'alcool à 90°. Je vais en mettre sur tes blessures. Ça va faire très mal. Ça va te brûler et tu vas hurler. C'est moi qui vais te faire mal. N'oublie pas ça : moi je peux te faire du mal. Tu t'en souviendras la prochaine fois que tu voudras mourir." Vingt-cinq ans plus tard, Antoine est veilleur de nuit dans un foyer à caractère social. Il revient sur cette histoire. Depuis cette cascade qui l'a emporté lorsqu'il était enfant, jusqu'à Ouria, cette adolescente à qui il montrera ses cicatrices, une nuit, et qui voudra les toucher.
Mon humble avis :
Antoine est veilleur de nuit au foyer pour enfants "La clairière", un bâtiment isolé au milieu des bois. Le foyer héberge une trentaine d'enfants placés par la justice ou en situation de danger. Leur âge varie entre deux et dix-neuf ans.
C'est un travail qui convient bien à Antoine. Peu fatigant mais pas mal stressant. Le plus dur étant de pouvoir dormir la journée et y associer son travail, établir un certain équilibre. Antoine est de toute façon un solitaire.
Au foyer, il estime bien faire son travail, certains lui donnent du fil à retordre mais Antoine a sa technique et ça fonctionne.
Il y a des petits qui pleurent la nuit, il y a Gaétan, un grand qui la joue "difficile" et puis il y a Ouria, une jeune fille anorexique-boulimique.
Mais Antoine a lui aussi ses problèmes. De son enfance il ne garde aucuns souvenirs sauf celui de son "accident" ...
Les faits se passent en Corrèze, à Treignac, Antoine a alors huit ans quand il décide de sauter en aval du barrage.
Antoine, jeune et téméraire aurait pu y laisser la vie sans l'intervention d'un inconnu, un homme étrange (pour ne pas dire flippant) qui disparaît comme il est arrivé. Antoine passera des mois à l'hôpital.
Des années plus tard sa vie va être bousculée, le passé ressurgi mais Antoine est-il capable de s'en rappeler ?
Quand l'esprit a fermé la porte aux souvenirs, lui seul prend le chemin d'un arrangement et des événements vont faire qu'Antoine va devoir faire remonter les images de cette enfance refoulée mais les cicatrices, elles, ne disparaissent pas !
L'auteur nous emmène alors vers ce passé occulté mais aussi vers le présent, vers ce travail de veilleur de nuit avec ces jeunes en détresse qu'Antoine doit gérer et qui vont se lier.
Pour info, Eric Maneval est non seulement un auteur, mais aussi libraire et veilleur de nuit dans un foyer pour jeune ! Ceci pour dire que l'auteur sait de quoi il parle, mais surtout parce qu'il a su mettre les mots exacts.
Au fil de la lecture, la petite musique sonne juste, elle est belle ..
C'est un bon livre, bien écrit, qui jusqu'à l'épilogue m'a non seulement touchée mais aussi intriguée.
A lire ...
Fabe.
2015 - 152 pages
La première version de Retour à la nuit a vu le jour en novembre 2009 aux éditions Ecorce qui venaient d'être créées.
Et si ce roman reste à ce jour le plus vendu de la collection, il n'avait cependant pas encore bénéficié d'une diffusion digne de ce nom, ni donc de la visibilité qu'il mérite. La Manufacture de Livres lui offre une deuxième vie.
"Écoute-moi bien, Antoine. Tu as eu de la chance que je sois là. Tu comprends ? Ne parle pas, fais-moi oui ou non de la tête." Oui. "Je t'ai sauvé la vie. Regarde-moi dans les yeux : je t'ai sauvé la vie, Antoine. Mais si tu veux te faire du mal, je peux te faire du mal. Je peux le faire à ta place, tu comprends ?" Non. "Tu as peur ?" Oui. "Tu as peur de moi, mais tu n'as pas peur de plonger dans une rivière en crue ? T'es un drôle de numéro, toi. Tu vois la bouteille que j'ai dans la main ? C'est de l'alcool à 90°. Je vais en mettre sur tes blessures. Ça va faire très mal. Ça va te brûler et tu vas hurler. C'est moi qui vais te faire mal. N'oublie pas ça : moi je peux te faire du mal. Tu t'en souviendras la prochaine fois que tu voudras mourir." Vingt-cinq ans plus tard, Antoine est veilleur de nuit dans un foyer à caractère social. Il revient sur cette histoire. Depuis cette cascade qui l'a emporté lorsqu'il était enfant, jusqu'à Ouria, cette adolescente à qui il montrera ses cicatrices, une nuit, et qui voudra les toucher.
Mon humble avis :
Antoine est veilleur de nuit au foyer pour enfants "La clairière", un bâtiment isolé au milieu des bois. Le foyer héberge une trentaine d'enfants placés par la justice ou en situation de danger. Leur âge varie entre deux et dix-neuf ans.
C'est un travail qui convient bien à Antoine. Peu fatigant mais pas mal stressant. Le plus dur étant de pouvoir dormir la journée et y associer son travail, établir un certain équilibre. Antoine est de toute façon un solitaire.
Au foyer, il estime bien faire son travail, certains lui donnent du fil à retordre mais Antoine a sa technique et ça fonctionne.
Il y a des petits qui pleurent la nuit, il y a Gaétan, un grand qui la joue "difficile" et puis il y a Ouria, une jeune fille anorexique-boulimique.
Mais Antoine a lui aussi ses problèmes. De son enfance il ne garde aucuns souvenirs sauf celui de son "accident" ...
Les faits se passent en Corrèze, à Treignac, Antoine a alors huit ans quand il décide de sauter en aval du barrage.
Antoine, jeune et téméraire aurait pu y laisser la vie sans l'intervention d'un inconnu, un homme étrange (pour ne pas dire flippant) qui disparaît comme il est arrivé. Antoine passera des mois à l'hôpital.
Des années plus tard sa vie va être bousculée, le passé ressurgi mais Antoine est-il capable de s'en rappeler ?
Quand l'esprit a fermé la porte aux souvenirs, lui seul prend le chemin d'un arrangement et des événements vont faire qu'Antoine va devoir faire remonter les images de cette enfance refoulée mais les cicatrices, elles, ne disparaissent pas !
L'auteur nous emmène alors vers ce passé occulté mais aussi vers le présent, vers ce travail de veilleur de nuit avec ces jeunes en détresse qu'Antoine doit gérer et qui vont se lier.
Pour info, Eric Maneval est non seulement un auteur, mais aussi libraire et veilleur de nuit dans un foyer pour jeune ! Ceci pour dire que l'auteur sait de quoi il parle, mais surtout parce qu'il a su mettre les mots exacts.
Au fil de la lecture, la petite musique sonne juste, elle est belle ..
C'est un bon livre, bien écrit, qui jusqu'à l'épilogue m'a non seulement touchée mais aussi intriguée.
A lire ...
Fabe.
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Territori
samedi 9 janvier 2016
Leblond, la pute et l'homme-enfant - René W. Milly
AVERTISSEMENT : Petit rappel de début d'année.
Je n'accepte aucun service de presse ni ne sacrifirai un avis sincère, même
au prix d'une éventuelle amitié.
Éditions La cabane à Mots
Collection : Petits meurtres à la Cabane
2014 -418 pages
Solide comme un menhir et guère plus expressif, le fils d’Eugénie Tringlet pénètre dans la galerie. C’est un géant à voix de fausset. Une masse de muscle au service d’une cervelle d’enfançon. Pour dire les choses crûment, chez le Jean-Marie les fondations et les étages sont bien bâtis, mais le budget a été insuffisant pour finir la toiture.
Jean-Marie Tringlet l’homme-enfant, est l’une des figures pittoresques de ce roman noir et rosse dans lequel les personnages sont pétris de mauvais sentiments.
Outre de pertinentes informations sur le destin des œuvres d’arts pillés par les SS, au cours de la seconde guerre, la lecture de Leblond, la pute et l’homme enfant vous permettra, entre autres joyeusetés, d’apprendre : que tremper les croissants du petit-déjeuné dans un verre de pastis peut entraîner de graves conséquences, qu’un tueur serbe voyageant dans un camping-car rose n’est pas un individu fréquentable, qu’être qualifié de demeuré n’empêche pas d’avoir des goûts artistiques développés, que l’utilisation d’un épluche-légumes peut grandement faciliter le dialogue avec une personne réticente.
Mon humble avis :
En France, plus précisément dans le sud-ouest à Figeac, une bagarre éclate au milieu des étals du marché matinal. Ce qui démarre comme une broutille devient une bagarre générale entrainant la mort d'un homme d'un certain âge, mais il s'avère que François a été "saigné comme un goret" !
Les personnages se mettent en place : Pierre Leblond, galeriste, vendeur de belle brocante n'est pas là par hasard. Se faire oublier dans un village tel que Gardac pour un homme au passé douteux est une planque parfaite.
Un vieux secret, que partagent des hommes influents, refait surface et pour Maurice Preynac il est impératif de rectifier la donne. Des ordres sont donnés, des alliances sont formées et de sombres projets se dessinent.
A "La Galerie" Pierre Leblond ne se doute pas encore de ce qui l'attend. Son passé va-t-il le rattraper ? En tous les cas il va devoir sortir de son rôle de pépère tranquille.
L'auteur fait entrer les protagonistes de l'histoire avec aisance, la personnalité de ceux-ci sont fouillés comme il faut sans trop en faire.
Marcelle Castanier est une pute sur le retour dotée d'un caractère à l'acier bien trempé, elle fera équipe avec Leblond pour tenter de déjouer le piège tendu par Preynac, une équipe qui forme un trio avec Jean-Marie, un bon gros "nounours" d'une trentaine d'année, un simplet monté comme une armoire à glace mais aussi un artiste qui a le don d'utiliser son couteau pour sculpter avec beaucoup de talent toutes sortes de figurines ! Œuvres exposées par Leblond dans sa galerie.
Complots, explosions, poursuites, œuvres d'art volées, tueurs à gage, politicards et flics corrompus et sexe ... René W. Milly met la gomme, mais pas que ... si l'histoire est bien conçue, l'auteur utilise l'humour avec beaucoup d'adresse sans jamais devenir lourd de chez lourd, si vous voyez ce que je veux dire. Pas facile de ne pas répéter le même humour avec chaque personnage, mais sieur Milly y arrive fort bien.
Je ne peux spoiler mais l'utilisation de l'épluche-légumes est très .. heu ... surprenant !
Le pouvoir, la violence, le sexe (oui, oui) et les surprises sont au rendez-vous dans ce roman mi policier, mi humour, mi noir. J'aime les livres qui n'entrent pas spécialement dans une "catégorie". Et puis surtout ce n'est pas un livre où "LE FLIC A RAISON", où la loi fait la morale. Et j'aime ça !
Une histoire qui tient la route, des personnages hauts en couleur, des rebondissements bien ficelés et une fin toute aussi plaisante et inattendue ont fait que ce livre est, pour moi, un super début pour cette nouvelle année.
Un livre que je vous recommande puisqu'il m'a plu à moi !
Seul bémol, l'allusion sur plusieurs sites, présentations ou articles : audiardesque !!! Audiard étant un dialoguiste, pour ma part il n'est pas de mise à faire la comparaison.
L'humour et les bon mots dans un film et dans un livre sont deux exercices bien différents. Bref, pour moi c'est loin d'être "bancable", d'ailleurs cette allusion, m'avait fait grincer des dents.
Petit message pour René W. Milly : fait donc interdire cette comparaison.
Fabe
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mercredi 12 août 2015
Gran Madam's - Anne Bourrel
5 février 2015
La manufacture de livres
"...Il défait son pantalon, je fais tomber les bretelles à paillettes. Je fais glisser la culotte, il garde sa chemise à carreaux sur le dos, il enfile le plastique sur son truc. J’ai les yeux qui voient pas, je vole, je flotte, je me mets ailleurs.
Il entre, s’affale, son souffle s’accélère, ses coups aussi, ça va durer longtemps, je suis secouée comme un arbre, secouée, secouée, secouée. J’ai mal au cœur tellement il me secoue, ça va bientôt finir cette affaire ? Mentalement, je m’encourage, je gémis un peu, il s’en fout, il reste dans son délire, pas la peine que je fasse mon numéro, il continue seul sur la lande, ah, il vient, non, toujours pas, toujours pas, toujours pas, il a dû prendre un truc pour que ça dure aussi longtemps, il est en sueur, le tissu de sa chemise est hérissé de piques, il me souffle fort dans l’oreille, on dirait un train à vapeur, il me retourne, il rit tout seul, je lui dis, non, pas là, il grogne et il re-rentre en me tenant la taille entre ses deux mains, il secoue, il secoue, je me tiens comme je peux au dossier du lit, j’ai la peau des joues qui vibre, je pense pas, je ne peux pas penser, je suis trop secouée, secouée, secouée, la lumière clignote, en équilibre sur mes genoux, plus qu’une main accrochée, de l’autre main je montre la porte, pour lui dire, le parcmètre est vide, ça clignote, faut remettre du pognon si tu veux finir, il grogne mais il comprend, il connait le système, il dit, si, lo pongo, il sort à moitié à poil dans le couloir, j’en profite pour souffler, ouh, ça tourne, je suis sur un bateau, il revient, encore vingt minutes et ça repart, il me fait glisser sur le bord du lit, me re-retourne, me remonte vers lui, il m’écarte les jambes, il reste debout, j’ai la tête à l’envers, il rentre encore, profond, et ça repart une nouvelle fois, secouée, secouée, secouée, le type y met toute sa force, il me pince le haut des cuisses, j’ai l’impression de descendre une pente à toute vitesse, je peux même pas arrêter les sons disloqués qui sortent de ma bouche, putain, il vient ou quoi ?…"
Mon avis :
Le chinois, Ludovic Le Boss et Bégo la pute partent du bar en expédition punitive derrière Le Catalan. Pourquoi ? on n'en sait rien mais la traque est bien orchestrée. Tout se déroule selon les plans du trio. Plan, instinct et détermination !
Quand on est pute à la Jonquera (frontière espagnole) avec un mac tel que Ludovic et un homme de main tel Le chinois on n'a pas d'autres options que celle d'obéir et de se contenter de rêver d'une autre vie, Bego est de ces filles qui mesurent le danger sans pour autant avoir les couilles de tout plaquer.
Après la mort du Catalan, ils partent tous les trois vers Paris. Un changement de vie : mettre des kilomètres entre eux et l'assassinat avec de vagues projets : Bégo en pute de luxe et un temps planqués chez des amis du Boss.
Sur la route ils trouvent une petite fugueuse, une gamine laide mais attachante dont Ludovic semble se préoccuper. Ils la ramène chez elle, à Capendu, un petit village des Corbières et sont accueillis à bras ouverts par les parents garagistes.
Ce livre a une musique, un rythme de danger, une bifurcation lancinante que l'on sent venir à tout moment.
C'est une cavale, un arrêt en pleine canicule.
Tout le monde semble prendre le temps de vivre. Mais ça ne peut pas durer, c'est évident. La violence dont semble capable le trio et le bonheur familial du couple garagistes ne sont pas faits pour coïncider longtemps.
En effet, le moment où tout va péter, où le trio cesse de se dorer la couenne est tout bonnement super bien écrit.
Même si je sentais les événements venir, l'écriture d'Anne Bourrel m'a séduite, à donf !
Je vais donc tenir l'auteur à l'oeil ...
Fabe
Anne Bourrel aime pratiquer et mélanger les genres. Performeuse, elle a publié des romans, des textes courts, du théâtre et de la danse-théâtre. Elle vit à Montpellier.
En vente dans toutes les bonnes librairies.
Gran Madam's d'Anne Bourrel à La manufacture de livres.
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vendredi 1 mai 2015
La politique du tumulte - François Médéline
27 septembre 2012
La Manufacture de livres
En 1973, Sylvia Bruni est renversée par une voiture à Lyon. En 1993, Léa Bruni, une journaliste, relit le journal intime de sa mère. Edouard Balladur est à Matignon. Il a sauvé la France de la tempête monétaire et prépare le casse du siècle : voler la Présidence de la République à son ami de trente ans. À l’Élysée, François Mitterrand peaufine sa légende. Pendant ce temps, Manu le Morbac, un jeune proxénète se rend chez une de ses filles à Perrache et lui injecte une dose mortelle d’héroïne. Secondi et ses hommes de la DST surveillent un procureur de la République, un juge d’instruction et un capitaine du SRPJ. Vincent Di Canio, le parrain Lyonnais, gère ses machines à sous. Xavier Maisonneuve, député-maire d’Oullins et fils du Président du Sénat aime trop les jeunes femmes
La publication de cette chronique un 1er mai est un pur hasard !
Rien à y voir ni avec le travail, ni le muguet, ni les socialistes !
Qu'on se le dise.
Quoi que ...
Mon avis :
Premier livre que je lis de François Médéline, premier livre édité également !
L'auteur y mêle deux histoires, celle de la politique du moment, de ses dérives, sur fond d'une époque de la politique française dont je me souviens très bien.
Les premières pages du livre m'ont laissées un peu perplexe. Un nombre impressionnant de personnages, l'auteur nous jette des noms, une chiée de noms dont je ne savais que penser, sachant que : incapable à retenir tout ça.
Puis les histoires se mettent en place, l'ambiance politique, que l'auteur semble bien maîtriser, devient compréhensible. Cette abondance de noms, de situations, va servir ce polar, et ce jusqu'à la dernière ligne.
Et puis il y a le personnage de Léa, jeune journaliste en mal de vivre suite au décès de sa mère dont elle n'a que très peu de souvenirs.
Élevée par un père d'adoption par qui elle a toujours été choyée mais tenue à l'écart sur tout ce qui concerne l'accident mortel dont sa mère fut victime, Léa fait une découverte !
En effet, dans le maigre "journal intime" de celle-ci, Léa découvre quelque chose qui va la forcer à en savoir plus.
S'ensuit une chasse aux informations, des informations qui croisent les agissements de Secondi, flic à la botte de hauts placés, un mec qui n'a peur de rien sauf peut-être de son passé ...
De coups fourrés en courses poursuites et magouilles politicardes, l'histoire prends une tournure intéressante et j'ai été conquise par ce polar.
L'écriture et le vocabulaire de l'auteur sont à la hauteur de ce que j'aime lire.
J'ai adoré le personnage de Manu, un gars qui, au début me semblait détestable, voire minable, mais qui au fil des pages dévoile un autre côté de son caractère.
Vers la fin j'y ai même vu (lu) une écriture hachée, des phrases courtes, très courtes, deux ou trois mots jetés, mais toujours à propos. Un style qui m'a fait penser à Peace. Est-ce une idée toute personnelle ou l'auteur qui l'a fait exprès, je n'en sais rien.
Pourtant j'aurais bien aimé en dire un peu de mal, histoire d'en titiller certains ...
Allez-y, lisez Médéline et "La politique du tumulte" Un polar français qui vaut le détour !
"La politique du tumulte" à La Manufacture de livres ICI
Alors voilou, je n'ai plus qu'à lire le suivant : "Les rêves de guerre" paru également à : La Manufacture de livres.
Fabe
L'auteur à la casquette verte ...
Référence photo : Le Blog du Polar de Velda
La Manufacture de livres
En 1973, Sylvia Bruni est renversée par une voiture à Lyon. En 1993, Léa Bruni, une journaliste, relit le journal intime de sa mère. Edouard Balladur est à Matignon. Il a sauvé la France de la tempête monétaire et prépare le casse du siècle : voler la Présidence de la République à son ami de trente ans. À l’Élysée, François Mitterrand peaufine sa légende. Pendant ce temps, Manu le Morbac, un jeune proxénète se rend chez une de ses filles à Perrache et lui injecte une dose mortelle d’héroïne. Secondi et ses hommes de la DST surveillent un procureur de la République, un juge d’instruction et un capitaine du SRPJ. Vincent Di Canio, le parrain Lyonnais, gère ses machines à sous. Xavier Maisonneuve, député-maire d’Oullins et fils du Président du Sénat aime trop les jeunes femmes
La publication de cette chronique un 1er mai est un pur hasard !
Rien à y voir ni avec le travail, ni le muguet, ni les socialistes !
Qu'on se le dise.
Quoi que ...
Mon avis :
Premier livre que je lis de François Médéline, premier livre édité également !
L'auteur y mêle deux histoires, celle de la politique du moment, de ses dérives, sur fond d'une époque de la politique française dont je me souviens très bien.
Les premières pages du livre m'ont laissées un peu perplexe. Un nombre impressionnant de personnages, l'auteur nous jette des noms, une chiée de noms dont je ne savais que penser, sachant que : incapable à retenir tout ça.
Puis les histoires se mettent en place, l'ambiance politique, que l'auteur semble bien maîtriser, devient compréhensible. Cette abondance de noms, de situations, va servir ce polar, et ce jusqu'à la dernière ligne.
Et puis il y a le personnage de Léa, jeune journaliste en mal de vivre suite au décès de sa mère dont elle n'a que très peu de souvenirs.
Élevée par un père d'adoption par qui elle a toujours été choyée mais tenue à l'écart sur tout ce qui concerne l'accident mortel dont sa mère fut victime, Léa fait une découverte !
En effet, dans le maigre "journal intime" de celle-ci, Léa découvre quelque chose qui va la forcer à en savoir plus.
S'ensuit une chasse aux informations, des informations qui croisent les agissements de Secondi, flic à la botte de hauts placés, un mec qui n'a peur de rien sauf peut-être de son passé ...
De coups fourrés en courses poursuites et magouilles politicardes, l'histoire prends une tournure intéressante et j'ai été conquise par ce polar.
L'écriture et le vocabulaire de l'auteur sont à la hauteur de ce que j'aime lire.
J'ai adoré le personnage de Manu, un gars qui, au début me semblait détestable, voire minable, mais qui au fil des pages dévoile un autre côté de son caractère.
Vers la fin j'y ai même vu (lu) une écriture hachée, des phrases courtes, très courtes, deux ou trois mots jetés, mais toujours à propos. Un style qui m'a fait penser à Peace. Est-ce une idée toute personnelle ou l'auteur qui l'a fait exprès, je n'en sais rien.
Pourtant j'aurais bien aimé en dire un peu de mal, histoire d'en titiller certains ...
Allez-y, lisez Médéline et "La politique du tumulte" Un polar français qui vaut le détour !
"La politique du tumulte" à La Manufacture de livres ICI
Alors voilou, je n'ai plus qu'à lire le suivant : "Les rêves de guerre" paru également à : La Manufacture de livres.
Fabe
L'auteur à la casquette verte ...
Référence photo : Le Blog du Polar de Velda
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dimanche 22 mars 2015
Je te maudis - Hugo Blin
Parution: mars 2015
J'y suis arrivé. Putain d'Everest que j'essaye de gravir depuis tant d'années. Tous ces gens qui crient mon nom, ça me fait toujours autant bander. Je prends mon pied avec 80 000 personnes en même temps, c'est classe. Être le Dieu de tous ces smicards, ça me sidère, ils déboursent 70 balles, juste pour venir voir un pauvre type coké à mort chanter dix chansons et se barrer. Pourquoi un homme est assez con pour dépenser du fric pour ça ? Certains gamins n'ont pas de quoi se chausser, d’autres pas de quoi manger, et vous, en bons moutons que vous êtes, vous payez pour me voir ! Je vous aime bien, mais merde, vivez sans moi, je ne vaux rien, vous valez plus que moi, vous vous occupez de vos gamins, je vous respecte. Moi ma vie c'est métro, bedo, dodo. Cassez-vous, allez au ciné, rentrez chez vous baiser, mais aimez-vous au lieu de venir ici. Je suis qu'une merde, je m'offre à vous.
Voila, nous y sommes ENFIN arrivés, (ouf)
Hugo Blin vient de publier son livre "Je te maudis". Grand fan de Damien Saez, Hugo à entrepris d'écrire un livre racontant les démons qui hantent l'esprit d'un chanteur.
Parlons un petit peu de l'auteur d'abord.
J'me suis prise d'amitié pour ce ptit gars, étudiant en journalisme, buveur de whisky et à l'esprit dispersé comme du sable lors d'une tempête dans le désert !
Si je vous présente l'auteur de cette manière c'est que j'vous jure que c'est un cas irrécupérable !
Pour la ptite histoire c'est l'genre à m'envoyer son manuscrit (après des mois de vaines promesses) fier comme un paon, ... et à s'être gouré de fichier.
Ah ah ah ...
Ben oui, il est comme ça Hugo Blin.
Un fichier nommé "Final". Me suis pas méfiée, ben j'aurais dû.
Je suis tombée sur un brouillon plein de corrections et avec diverses possibilités de fin.
Hum hum...
Après avoir pris contact pour m'enquérir de ce fichier zarbi, l'animal me confirme (avec smiley tirant la langue) que ce n'est pas le bon DOC, ça l'faisait rire. Pas moi !
Voyez-vous le tableau ? Pff
Ceci dit, j'y croyais moi à ce livre. C'est qu'il est doué le bougre.
Et je n'ai pas eu tort.
"Je te maudis" par Hugo Blin
Tout un programme ! On passe aux choses sérieuses ? Allez hop, c'est parti.
Mon avis :
Le genre, la catégorie où pourrait éventuellement se trouver ce roman sont assez larges. Je le classerais dans "jeunesse" mais pas que ... ça m'a bien plu à moi et j'ai quelques kilomètres au compteur ! C'est un roman noir aussi.
Bref, "Je te maudis" peut être lu par un large panel de lecteurs.
Lazlo, le "héros", s'il en est un, est un jeune de la campagne, un solitaire, et le jour où il tient une gratte dans ses mains il sait que son avenir sera là et nulle part ailleurs. Il en veut, il en bave, et il fera baver les autres aussi.
Le livre s'étale sur plusieurs époques, de l'adolescence à La scène .. La musique, l'osmose avec ses fans, l'alcool et la drogue sont le lot quotidien de Lazlo.
Mais l'auteur réussi à nous faire entrer dans l'âme torturée de Lazlo avec une certaine facilité.
Hugo Blin a une écriture franche, nette, parfois coupante mais l'histoire n'est aucunement privée de sensibilité. En effet, on ne peut détester Lazlo !
De salles de concert en salles de concert, au fil du temps qui passe, le jeune Lazlo s'affirme, change.
Les "chapitres" illustrés par de courts textes de Saez ajoutent aussi de la "classe" au récit.
L'évolution du personnage de Lazlo est bien maîtrisée, Hugo Blin s'en sort comme un chef.
Je ne peux évidemment pas continuer à vous raconter le livre, je ne suis pas là pour ça. Alors, lisez-le et faites-vous votre opinion.
Sachez que "Je te maudis" aura une suite, mais n'ayez crainte, ce livre-ci a bien une fin !
D'ailleurs au sujet de cette suite, j'ai bien envie de poser deux ou trois questions à Hugo Blin.
Fabe
Bonjour Hugo, est-ce ton premier livre ?
Bonjour Fabe, bonjour à tous. Eh bien non ce n'est pas mon premier livre, j'écris depuis que je suis tout petit donc j'ai eu le temps d'écrire des romans (qui laissent parfois à désirer, je l'admets). 2 romans au compteur, une nouvelle, et la biographie d'une dame, je l'ai écrite pour l'aider à payer sa maison, une partie du prix du livre lui étant reversée. Je suis très fier de celui-là, car c'est mon seul livre édité à compte d'éditeur pour l'instant. C'était un beau projet.
Tu me confirmes une suite pour "Je te maudis" ?
Oui, je te confirme une suite pour Je te maudis, le livre s'appellera Shay (référence à un groupe que j'adore qui s'appelle Indochine). Le livre sera beaucoup moins noir que son frère et maintenant Saez c'est fini, il prendra pour exemple l'univers d'Indochine et des thèmes que ce groupe défend (ils sont totalement contre l'Homophobie par exemple)
Je suis très curieuse, as-tu d'autres projets d'écriture ?
Oui, j'ai d'autres projets d'écriture, mais je n'ai pas le temps pour les écrire, j'attends les vacances d'été pour m'occuper de "Shay", mais aussi un roman d'horreur, et enfin un roman à la "1984" d'Orwell. Tout un programme. ; merci Fabe pour cette belle chronique et l'aide que tu m'as apportée pour cette aventure.
Merci Hugo
Vous avez envie de vous procurer le livre ?
Alors c'est par ICI que ça se passe !
J'y suis arrivé. Putain d'Everest que j'essaye de gravir depuis tant d'années. Tous ces gens qui crient mon nom, ça me fait toujours autant bander. Je prends mon pied avec 80 000 personnes en même temps, c'est classe. Être le Dieu de tous ces smicards, ça me sidère, ils déboursent 70 balles, juste pour venir voir un pauvre type coké à mort chanter dix chansons et se barrer. Pourquoi un homme est assez con pour dépenser du fric pour ça ? Certains gamins n'ont pas de quoi se chausser, d’autres pas de quoi manger, et vous, en bons moutons que vous êtes, vous payez pour me voir ! Je vous aime bien, mais merde, vivez sans moi, je ne vaux rien, vous valez plus que moi, vous vous occupez de vos gamins, je vous respecte. Moi ma vie c'est métro, bedo, dodo. Cassez-vous, allez au ciné, rentrez chez vous baiser, mais aimez-vous au lieu de venir ici. Je suis qu'une merde, je m'offre à vous.
Voila, nous y sommes ENFIN arrivés, (ouf)
Hugo Blin vient de publier son livre "Je te maudis". Grand fan de Damien Saez, Hugo à entrepris d'écrire un livre racontant les démons qui hantent l'esprit d'un chanteur.
Parlons un petit peu de l'auteur d'abord.
J'me suis prise d'amitié pour ce ptit gars, étudiant en journalisme, buveur de whisky et à l'esprit dispersé comme du sable lors d'une tempête dans le désert !
Si je vous présente l'auteur de cette manière c'est que j'vous jure que c'est un cas irrécupérable !
Pour la ptite histoire c'est l'genre à m'envoyer son manuscrit (après des mois de vaines promesses) fier comme un paon, ... et à s'être gouré de fichier.
Ah ah ah ...
Ben oui, il est comme ça Hugo Blin.
Un fichier nommé "Final". Me suis pas méfiée, ben j'aurais dû.
Je suis tombée sur un brouillon plein de corrections et avec diverses possibilités de fin.
Hum hum...
Après avoir pris contact pour m'enquérir de ce fichier zarbi, l'animal me confirme (avec smiley tirant la langue) que ce n'est pas le bon DOC, ça l'faisait rire. Pas moi !
Voyez-vous le tableau ? Pff
Ceci dit, j'y croyais moi à ce livre. C'est qu'il est doué le bougre.
Et je n'ai pas eu tort.
"Je te maudis" par Hugo Blin
Tout un programme ! On passe aux choses sérieuses ? Allez hop, c'est parti.
Mon avis :
Le genre, la catégorie où pourrait éventuellement se trouver ce roman sont assez larges. Je le classerais dans "jeunesse" mais pas que ... ça m'a bien plu à moi et j'ai quelques kilomètres au compteur ! C'est un roman noir aussi.
Bref, "Je te maudis" peut être lu par un large panel de lecteurs.
Lazlo, le "héros", s'il en est un, est un jeune de la campagne, un solitaire, et le jour où il tient une gratte dans ses mains il sait que son avenir sera là et nulle part ailleurs. Il en veut, il en bave, et il fera baver les autres aussi.
Le livre s'étale sur plusieurs époques, de l'adolescence à La scène .. La musique, l'osmose avec ses fans, l'alcool et la drogue sont le lot quotidien de Lazlo.
Mais l'auteur réussi à nous faire entrer dans l'âme torturée de Lazlo avec une certaine facilité.
Hugo Blin a une écriture franche, nette, parfois coupante mais l'histoire n'est aucunement privée de sensibilité. En effet, on ne peut détester Lazlo !
De salles de concert en salles de concert, au fil du temps qui passe, le jeune Lazlo s'affirme, change.
Les "chapitres" illustrés par de courts textes de Saez ajoutent aussi de la "classe" au récit.
L'évolution du personnage de Lazlo est bien maîtrisée, Hugo Blin s'en sort comme un chef.
Je ne peux évidemment pas continuer à vous raconter le livre, je ne suis pas là pour ça. Alors, lisez-le et faites-vous votre opinion.
Sachez que "Je te maudis" aura une suite, mais n'ayez crainte, ce livre-ci a bien une fin !
D'ailleurs au sujet de cette suite, j'ai bien envie de poser deux ou trois questions à Hugo Blin.
Fabe
Bonjour Hugo, est-ce ton premier livre ?
Bonjour Fabe, bonjour à tous. Eh bien non ce n'est pas mon premier livre, j'écris depuis que je suis tout petit donc j'ai eu le temps d'écrire des romans (qui laissent parfois à désirer, je l'admets). 2 romans au compteur, une nouvelle, et la biographie d'une dame, je l'ai écrite pour l'aider à payer sa maison, une partie du prix du livre lui étant reversée. Je suis très fier de celui-là, car c'est mon seul livre édité à compte d'éditeur pour l'instant. C'était un beau projet.
Tu me confirmes une suite pour "Je te maudis" ?
Oui, je te confirme une suite pour Je te maudis, le livre s'appellera Shay (référence à un groupe que j'adore qui s'appelle Indochine). Le livre sera beaucoup moins noir que son frère et maintenant Saez c'est fini, il prendra pour exemple l'univers d'Indochine et des thèmes que ce groupe défend (ils sont totalement contre l'Homophobie par exemple)
Je suis très curieuse, as-tu d'autres projets d'écriture ?
Oui, j'ai d'autres projets d'écriture, mais je n'ai pas le temps pour les écrire, j'attends les vacances d'été pour m'occuper de "Shay", mais aussi un roman d'horreur, et enfin un roman à la "1984" d'Orwell. Tout un programme. ; merci Fabe pour cette belle chronique et l'aide que tu m'as apportée pour cette aventure.
Merci Hugo
Vous avez envie de vous procurer le livre ?
Alors c'est par ICI que ça se passe !
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